01 juillet 2009
Montaigne Audio Vie Oeuvre
La voie du mileu 1 - SonArcVox
La voie du mileu 2 - Audio
« Quand je danse, je danse; quand je dors, je dors; voire et quand je me promène solitairement en un beau verger, si mes pensées se sont entretenues des occurrences étrangères quelque partie du temps, quelque autre partie je les ramène à la promenade, au verger, à la douceur de cette solitude et à moi. (...) Nous sommes de grands fous: "Il a passé sa vie en oisiveté, disons-nous; je n'ai rien fait d'aujourd'hui. - Quoi, n'avez-vous pas vécu? C'est non seulement la fondamentale, mais la plus illustre de vos occupations. - Si on m'eût mis au propre des grands maniements, j'eusse montré ce que je savais faire. - Avez-vous su méditer et manier votre vie? Vous avez fait la plus grande besogne de toutes. Notre grand et glorieux chef-d'oeuvre, c'est de vivre à propos. »
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/vendredis/archives.php
UNE VIE, UNE OEUVRE - France Culture
Michel de Montaigne (1533-1592)
ECOUTER - Extrait Emission
http://www.archive.org/details/MontaingeVieOeuvre
Si mon âme pouvoit prendre pied, je ne m’essaierois pas, je me resoudrois
(Livre III, 2)
Michel Eyquem naît au château de Montaigne dans une famille de noblesse récente. Réveillé au son d’une douce musique, immergé naturellement dès la petite enfance dans le latin, Montaigne gardera de cette éducation libérale un esprit vif, ondoyant, rétif à toute forme d’assujettissement, du corps comme celui de l’esprit.
Après des études de droit et un double mandat à la Mairie de Bordeaux, Montaigne, durablement affecté par la mort de son ami La Boétie, opte pour une nouvelle vie. Il ne se retire pas, comme on l’a souvent dit, mais se met à distance d’un monde auquel il restera étroitement lié, par ses voyages et ses relations. Il emménage dans une tour de son château remplie de livres qu’il appelle sa « libraire ».
Contemporain d’une époque violente et transitoire, déchirée par les guerres de religion et les ambitions politiques, Montaigne a la sagesse d’y aménager pour lui-même et pour ses futurs lecteurs une « arrière-boutique » personnelle, un espace réel et mental pour lire, vivre et réfléchir autrement.
Les Essais , ironiquement qualifié par son auteur comme « les excréments d’un vieil esprit », constituent bel et bien un défi à tous ceux qui sont pressés d’en finir avec l’incertitude. Feuilleté compact de plusieurs versions superposées, juxtaposition incessante d’opinions changeantes et discordantes, imbrication interrompue de citations empruntées et remaniées, Les Essais s’adressent à un lecteur « diligent », capable d’enfourcher son livre, de bifurquer en chemin, de retourner sur ce qu’il vient de lire pour y découvrir un sens nouveau, bref, de se défaire de tout jugement définitif et même de toute prétention à connaître. Un véritable exercice spirituel !
À la fois humble et orgueilleux, soucieux du monde et enclin au retrait, hostile au changement et extraordinairement ouvert, Montaigne était lui-même un homme traversé de contradictions. Soumis au « branle » universel, Montaigne a su magnifiquement en fixer le vertige jusqu’à lui imprimer la forme de notre humaine condition.
AUDIO - VIDEO LITTÉRATURE
http://www3.unileon.es/dp/dfm/flenet/docauteurs.html#Montaigne
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Audio Flaubert
12:00 DE BOUCHE A OREILLE
Flaubert : de la gueule au gueuloir
Production : Renée Elkaïm -Bollinger
" On mange beaucoup dans les romans de Flaubert "
écrit Jean-Pierre Richard dans Littérature et
sensation... " Enormes tablées normandes de
Madame Bovary, ripailles carthaginoises dans
Salambô, dîners mondains de l'Education
sentimentale".
A cela, il faudrait ajouter la malice poivrée du
dictionnaire des idées reçues : exemple " café :
l'avaler sans sucre, très chic, donne l'air
d'avoir vécu de conversation à table.
" Melon : joli sujet de conversation à table.
Est-ce un légume, est-ce un fruit ? "
L'appétit de Flaubert est immense, déchaîné ;
faim de l'esprit et faim du corps ; " je
m'empiffrerai, ça me distraira " écrit-il à sa
nièce ; à Avignon il se gorge de sorbets, en
Egypte, il déguste de la cigogne et boit du vin
de Palme.
La nourriture, dans sa matérialité nourrit la
force de l'écriture. Savourer, digérer, c'est le
plaisir d'avaler la littérature pour en fabriquer
une nouvelle.
Avec Karine Goutaland, étudiante en thèse :
formes et fonctions du repas dans la littérature
naturaliste et Pierre-Marc de Biasi, directeur de
recherche au CNRS.
(première diffusion le 10/07/2005)
Réalisation : Pascale Rayet
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/bouche_oreille/index.php?emission_id=42
Audio http://www3.unileon.es/dp/dfm/flenet/docauteurs.html#Montaigne
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